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MONS Lundi 1er juillet 1991. Je me trouvais seule en voiture entre Mons en Provence et Fayence, quand j'ai entendu une voix " Je m'appelle Mauricette Legrand et je suis morte à Oradour sur Glane le 10 juin 1944" N'étais- je pas en train de devenir folle? J'étais bouleversée, mais je ne connaissais personne de ce nom, et Oradour bien loin de mes pensées. J'ai pensé que j'étais en train de mourir... Je n'avais pas peur. J'avais à 24 ans vécu, ce que l'on appelle une mort imminente et cette expérience, m'avait laissé un souvenir tellement beau , que la mort, je pense, ne m'angoisserait jamais. La veille, j'avais eu un réveil étrange : j'ai été réveillée par une belle lumière qui remplissait toute la chambre... Cette lumière m'entourait d'une chaleur douce comme si j'étais plongée dans un bain d'amour. Mais ce 30 juin 1991 je me sentais BIEN VIVANTE et j'ai entendu une voix me dire nettement : "Prends un papier, un stylo et écris". J’ai obéi car je ne pouvais confondre mes pensées....de ces paroles! La voix était ferme et douce à la fois, mais surtout remplie d'amour... et je me sentais aimée au de là de tout, aimée comme je ne l'avais jamais été. Le message était un hymne à l’amour de Dieu, il parlait du bonheur d’être l’enfant de Dieu, choisie et aimée,il me parlait des épousailles avec Jésus…à moi qui n’étais pas croyante, à moi qui avais bafoué Dieu… Je n’ai pas cru, pas osé croire que ce message pouvait m’être adressé, pourtant j’étais dans un grand bonheur, dans une grande joie… J’ai pensé, qu’il était adressé à une amie. J’ai couru le lui apporter. Ce fut le commencement de mon rejet par le village. (Hélas je n'ai plus ce fameux message!)Mais cela est une autre histoire. Il y avait Edmonde ( dit Eddy) avant le 30 juin 1991 et Eddy après la LUMIERE. Comment peut on expliquer ce qui se passe en soi, quand on ne connaît rien à Dieu ? J’étais dans un bonheur total, je me sentais envahie par l’amour, et surtout je me sentais en paix. Je savais que j’avais rencontré DIEU, mais j’avais du mal à l’exprimer. Qu’est ce que j’allais faire de ce Dieu qui venait de me remplir comme on remplit une coupe vide ? J’étais émerveillée, surprise, ravie, oui ravie, comme celui de la crèche, la crèche Provençale. Etait ce possible ? Je me sentais si petite, si petite…. Pourquoi moi ? La réponse me fut donnée le lendemain. J’ai stoppé la voiture sur le bas côté, en pleine campagne et j’ai écouté : Mauricette Legrand était chargée de mon éducation, car elle était « montée » directement dans la lumière par son martyre et n’avait pas eu la reconnaissance de sa mort par les hommes. Elle était morte à Oradour sur Glane, accompagné de son père Serge LEGRAND, sa mère Augustine et son petit frère Pierre âgé de quelques mois. Ils étaient originaires de Moselle . J’étais de plus en plus étonnée. Qu’est ce que ces personnes mortes il y a quarante sept ans venaient faire dans ma vie en 1991 ? Je voulais des preuves, des preuves absolues. La voix me donnait des détails, une foule de détails…Cela me gênait…m’agaçait presque, mais surtout me bouleversait.. De retour à la maison, j’ai téléphoné à l’état civil de la mairie d’Oradour. J’ai demandé si ils avaient trace de personnes du nom de Legrand, décédées le 10 juin 1944 et originaires de Moselle? L’employée de mairie n’a pas semblé surprise. -« Dans les victimes reconnues ou inconnues ? » Voilà bien une réponse étonnante…. -« Il y a eu certainement plus de 1000 victimes à Oradour, ce jour terrible, mais seulement 52 ont pu être identifiées, 639 sont portées , aujourd’hui, disparues, et il y a 4 ou 5 procès de reconnaissance. Quant aux personnes originaires de Moselle, il y en avaient beaucoup. » Je sautais à pieds joints dans l’horreur quarante sept ans après… Pourtant, cela ne m’avait jamais empêché de dormir….même si j’avais entendu parler d’Oradour sur Glane, comme beaucoup de personnes. Je n’avais en 1944 que 3 ans… Ce que j’ignorais, c’est le grand nombre de réfugiés des régions de l’Est à Oradour, et une école leur avait été spécialement ouverte pour leurs enfants. La personne de la mairie m’a gentiment communiqué un numéro de téléphone, afin que je puisse recevoir la « plaquette » éditée après les évènements tragiques. Je l’ai commandé très vite, et elle me fut renvoyé de même,ainsi qu’une invitation à rencontrer des familles des victimes… A ce jour, je n’ai pas osé le faire…. L’envoi a été ternie par des évènements malheureux : la « plaquette déchirée et souillée fut illisible…. Depuis je suis allée à Oradour et j’ai acheté le livre…mais surtout j’ai fleuri l’ossuaire…une petite part de Mizou sur terre ? Le 13/09/1992 Mes pensées étaient tournées vers Mizou, car c’était son anniversaire. Je lui ai demandé de m’envoyer une image, dans la nuit…. Ce fut un cauchemar ! Je ne dormais pas, assise dans mon lit, j’ai vu le brasier de l’église…le petit corps de mizou calciné était comme pétrifié, toujours à genoux… L’ombre maléfique d’un SS, que je ne voyais que de dos, tenait encore, une mitraillette à bout de bras. Il donna un coup de bottes moqueur, dans la petite forme tragique qui s’écartela et retomba en poussière. Dans « ma » nuit, je me mis à sangloter. La leçon que Mizou me donnait, cette nuit là, sera à jamais gravée dans mon cœur… Plus de 500 personnes sont peut être mortes dans l’église d’Oradour sur Glane, des cœurs purs que l’enfance a laissé intacte. Mais combien d’inconnus se trouvaient là, au mauvais moment, à la mauvaise place, comme Mizou et ses parents ? Nnous ne le seront sans doute jamais. Il s’est passé des années depuis ma rencontre avec Mizou. J’ai longuement réfléchi, combien de questions sont venues me troubler.. Il m’est arrivée de douter… J’ai pensé que mon imagination me jouait des tours. Je n’avais pas d’hallucination, et je pense être équilibrée….alors pourquoi douter ? Etait elle vraiment, envoyée par Dieu pour faire mon apprentissage ? N’y avait il pas quelque chose de diabolique ? J’ai essayé d’en parler à des personnes croyantes…. Elles ne m’ont pas beaucoup aidée, elles ont semé en moi la confusion, ou ont fui, comme si cette expérience sentait le souffre ! Il me semblait qu’à DIEU tout était possible.. Que connaissons nous de ses desseins ? Lui seul décide de l’éducation de ses enfants… Il a sans doute choisi la vie de Mizou pour que j’ECOUTE… Aurais je compris ma rencontre avec DIEU, sans Mizou ? La fidélité des messages et leur teneur plein d’amour pour dieu me rassurent. Je crois, aujourd’hui, en Mizou, car je crois en DIEU. Ma petite envoyée du seigneur, sans être un Ange gardien, lui ressemble un petit peu…. Ce site est dédié à Mizou et si, c’est le dessein de Dieu, redonner à Mauricette, Serge, Augustine et Pierre Legrand une identité terrestre et retrouver leur famille en Moselle…C’est une tâche qui me tient à cœur et je me dois de la faire aboutir … Edmonde …. « Elvella » aujourd’hui.
Ange
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